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Le "Super Tuesday", ce jour incontournable de la présidentielle américaine
Selon The Associated Press, Donald Trump reporte le caucus dans l'Utah, dernier scrutin républicain qui manquait à l'appel. Bilan : 14 Etats sont remportés par l'ancien président, contre un seul - Le Vermont - pour Nikki Haley.
Lors de son discours de victoire, le républicain a multiplié les fake news. Un peu trop au gout de NBC, qui a décidé de couper sa prise de parole.
Les primaires peuvent en théorie s'étirer jusqu'à l'été. Mais l'équipe Trump prévoit de déclarer victoire "le 19 mars" au plus tard, après des scrutins notamment en Géorgie et en Floride.
Donald Trump remporte la primaire républicaine en Alaska avec 87% des voix, selon The Associated Press. Il ne reste plus qu'un seul Etat dont les résultats sont encore attendus : l'Utah.
A la peine dans les sondages, Joe Biden défendra son bilan et déroulera sa vision pour l'Amérique jeudi lors d'un grand discours de politique générale au Congrès, le traditionnel "State of the Union".
Invité ce mercredi sur LCI, l'historien André Kaspi estime que le parti républicain est aujourd'hui "le parti de Donald Trump".
Et si le plus dur était encore à faire pour Donald Trump ? Malgré sa domination du "Super Tuesday", ces scrutins montrent que le nécessaire élargissement de sa base électorale ne sera pas aisé.
Dans la poignée d'Etats disputés qui décideront en novembre du résultat de l'élection, Donald Trump aura besoin de récolter les voix des républicains modérés et des indépendants, au-delà de ses très fidèles partisans. Problème : des sondages de sorties des urnes mardi montrent l'ampleur de la tâche pour l'ex-président. En Caroline du Nord par exemple, 66% des électeurs de Nikki Haley pensent que le milliardaire n'est pas apte, mentalement ou physiquement, à être président, selon un sondage de CNN. Et 81% d'entre eux affirment qu'ils ne soutiendraient pas automatiquement le gagnant des primaires de leur parti.
Cette part d'électeurs n'est pas négligeable : ils comptent pour environ 30% des voix républicaines. Donald Trump, cerné par les procès, "devrait s'inquiéter de l'unification du Parti républicain", analyse Karl Rove, consultant républicain.
Victoire de Donald Trump, revers pour Nikki Haley... les temps forts de la soirée électorale.
La guerre à Gaza s'est immiscée dans la campagne de Joe Biden. Une initiative visant à lui demander d'agir pour instaurer un cessez-le-feu immédiat dans le territoire palestinien a de nouveau affecté son score dans un Etat : après le Michigan la semaine passée, plus de 40.000 personnes ont glissé mardi dans le Minnesota un bulletin blanc. Des militants ont appelé les électeurs à manifester ainsi leur mécontentement afin d'exhorter le gouvernement Biden à cesser de soutenir Israël.
Le Minnesota, l'un des Etats avec la plus grande part de la population musulmane du pays, a ainsi voté à environ 20% blanc, selon des résultats partiels dans la nuit de mardi à mercredi -- une "victoire" pour ce mouvement, selon la responsable de l'association "Uncommitted Minnessota", Asma Nizami.
Nikki Haley restera-t-elle dans la course après ses mauvais résultats? La candidate ne s'est pas exprimée mardi soir, alimentant les spéculations sur son avenir.
Dans un communiqué, son équipe de campagne a toutefois estimé qu'il existait encore "un grand nombre d'électeurs républicains exprimant de profondes inquiétudes vis-à-vis de Donald Trump".
Sur Twitter, Joe Biden a salué la volonté des électeurs de "riposter au dessein réactionnaire de Donald Trump".
"Chaque génération se trouve confronté à un moment où elle doit défendre la démocratie. C’est notre combat", a réagi le démocrate.
Today, millions of voters across the country made their voices heard—showing that they are ready to fight back against Donald Trump’s extreme plan to take us backwards. Every generation of Americans will face a moment when it has to defend democracy. This is our fight. — Joe Biden (@JoeBiden) March 6, 2024
Retour sur une 3soirée exceptionnelle" pour l'ancien président.
Selon un premier bilan du New York Times, Donald Trump dispose désormais de 751 délégués contre 62 pour Nikki Haley. Pour remporter officiellement la course à l'investiture du parti, il faut arriver à 1215.
Donald Trump, qualifiant Joe Biden de "pire président de notre histoire", a salué "une soirée formidable, une journée incroyable" devant ses partisans réunis dans sa résidence Mar-a-Lago, en Floride.
Donald Trump s'offre la Californie, où 169 délégués étaient en jeu pour la primaire républicaine. Un Etat crucial : ici, le gagnant a pour coutume de rafler tous les délégués ("winner takes all").
Joe Biden, lui, gagne 424 délégués à l'issue de la primaire démocrates. Les délégués sont, dans son camp, distribués en fonction du résultat des différents candidats.
Seul motif de satisfaction de la soirée pour Nikki Haley ? Sa victoire dans la primaire du Vermont, le fief libéral de Bernie Sanders, privant l'ancien président d'un grand chelem lors du "Super Tuesday". Il s'agit de sa deuxième victoire depuis le début des primaires, après son succès dans la capitale, Washington.
Donald Trump a raflé pas moins de 908 délagués au total, contre seulement 62 pour sa rivale Nikki Haley.
Joe Biden a beau avoir raflé l'ensemble des Etats en jeu mardi lors des primaires démocrates du "Super Tuesday", un petit territoire irréductible lui a résisté : les Samoa américaines, archipel du Pacifique remporté par un illustre inconnu, Jason Palmer.
Selon les projections des médias américains, c'est cet homme d'affaires qui, avec 51 voix contre 40 pour Joe Biden, a gagné la ma...
[Courte citation de 8% de l'article original]